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La littérature anglophone concernant l’expérience des hôpitaux civils dans la prise en charge des brûlés à la suite d’une explosion. En tant que plus grand CTB de la région, nous avons revu nos cas, afin d’identifier des axes d’amélioration de notre prise en charge actuelle. Nous avons pour cela revu les dossiers des patients admis pour brûlure liée à une explosion pendant 6 ans, en nous focalisant sur les données démographiques, la prise en charge et le devenir. Quarante deux patients ont été retrouvés, dont 37 hommes et 5 femmes. L’âge moyen était de 33 ans (12-84), la surface brûlée de 1% (0,25-60), l’agent vulnérant une flamme dans 31 cas (73.8%). Une explosion de gaz était retrouvée 19 fois (45.2%). Presque tous (36 soit 88.1%) les patients étaient passés par le déchoquage avant leur admission en CTB. L’ISS s’étendait de 0 à 43 (médiane 2), 40.4% (17) d’entre eux ont été hospitalisés, presque tous (36) ont cicatrisé spontanément, le dernier ayant été greffé secondairement. Cinq patients (11.9%) ont dû être opérés d’emblée, ils avaient tous une surface brûlée de plus de 15%, nécessitant une réanimation hydro-électrolytique. Un patient a subi des incisions de décharge et une amputation digitale. Aucun décès n’a été observé. Les brûlures liées à une explosion sont rares en pratique civile. La plupart des patients ont des brûlures mineures, cicatrisant spontanément. La formation des urgentistes pourrait permettre les transferts inutiles en CTB.
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