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PROBLÈME: Au Malawi, en raison des contraintes du système de santé, seule une petite partie des personnes atteintes du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ayant besoin d'un traitement antirétroviral (TAR) immédiat pouvaient en bénéficier.
APPROCHE: En 2004, le ministère de la Santé a lancé des plans visant à élargir l'accès aux TAR dans tout le pays et à assurer l'accessibilité géographique équitable de ces traitements. La démarche s'est axée sur la santé publique, avec des formations et des traitements standardisés ainsi qu'une supervision et un contrôle réguliers du programme.
ENVIRONNEMENT LOCAL: Avant cette initiative, le Malawi comptait environ 930 000 personnes atteintes du VIH, dont 170 000 qui avaient besoin d'un TAR immédiat. Environ 3000 patients étaient sous TAR, dans neuf cliniques.
CHANGEMENTS SIGNIFICATIFS: En décembre 2015, au total, 872 567 patients avaient débuté un TAR dans 716 cliniques, suivant les protocoles nationaux de traitement et dans le cadre du système normalisé de suivi.
LEÇONS TIRÉES: La forte mobilisation nationale a permis au ministère de la Santé de mettre en place un système uniformisé afin d'élargir l'accès aux TAR et a fourni des points de référence pour sa mise en œuvre sur le terrain. Les nouveaux systèmes de formation du personnel et d'accréditation des établissements de santé ont permis de partager les tâches et de les décentraliser vers les centres de santé périphériques, tout en adoptant une démarche standardisée pour le commencement et le suivi des TAR. Les stocks de médicaments dans les établissements ainsi que le respect des directives nationales en matière de traitements ont été assurés grâce à un système de supervision et de contrôle trimestriels qui intégrait des aspects de recherche opérationnelle.
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