La réanimation hydro-électrolytique IV initiale des brûlés est efficace mais connaît des effets indésirables. La SRO de l’OMS a montré son efficacité dans le traitement des déshydratations. Cette solution, supplémentée en sel, semble être utilisable pour la réanimation initiale des brûlés lorsque la voie IV n’est pas utilisable. Une étude randomisée prospective a été réalisée dans le CTB du CHU Canal de Suez d’Ismaïlia. Elle avait pour but d’analyser l’efficacité, l’innocuité, les limites et les complications de l’utilisation de la SRO supplémentée en sel dans la réanimation initiale des brûlés. Le groupe à l’étude (10 patients) recevait 15% de son poids de SRO par jour, additionné de 5 g de sel par litre (formule de Sørensen) quand le groupe contrôle (20 patients) était réanimé par voie IV selon la formule de Parkland. Les patients étaient monitorés (paramètres vitaux, diurèse) pendant 72 h. Les groupes étaient comparables en termes de l’âge, du sexe, de la surface, de la profondeur et de la cause de la brûlure. Il n’y avait pas de différence majeure entre les 2 groupes, exceptée une PA plus basse durant la première heure dans le groupe SRO. Il n’a pas été observé, dans ce groupe, d’anomalie dangereuse le la fréquence cardiaque, le la pression artérielle systolique, de la diurèse, de la fréquence respiratoire ni de l’état de conscience. La solution SRO de l’OMS additionnée de 5 g de sel, délivrée selon la formule de Sørensen, est une alternative efficace et sûre à la réanimation IV initiale des brûlés, qu’elle pourrait remplacer dans les pays à IDH bas et en cas de catastrophe.